Coup de coeur pour CouchSurfing

CouchSurfingCouchSurfing est un réseau pour les gens qui souhaitent :

  • voyager en dormant sur le canapé d’autres personnes
  • accueillir des voyageurs sur leur canapé
  • ou faire les deux !

On peut s’inscrire gratuitement sur le site Internet www.couchsurfing.org, dire si on veut héberger ou pas, puis rechercher et contacter des gens prêts à nous héberger dans les endroits où l’on souhaiterait aller… Il n’y a pas de “dette” ni de compteur pour savoir qui a le plus hébergé ou a été le plus invité. Nous considérons que lorsque quelqu’un vient chez quelqu’un d’autre, la situation est gagnante pour les deux personnes.


En effet, les avantages sont nombreux : économie d’argent pour celui qui voyage (et incitation ou voyage, car parfois, le voyage n’aurait pas été entrepris si CouchSurfing n’existait pas), un peu de piment dans le quotidien de l’hôte, rencontres, discussions, partage de repas, sourires, remerciements, musiques, éventuellement tendresse, etc.

Bien sur, la question cruciale est : comment faire confiance à des inconnus ? CouchSurfing a adopté deux systèmes qui aident à faire confiance :

  • Pour chaque rencontre, nous pouvons dire si l’expérience a été “extrémement positive, positive, neutre, négative, extrémement négative”. Nous pouvons aussi laisser un petit commentaire. Tout cela apparaitra sur les pages de chacun. Ainsi, si je reçois chez moi quelqu’un qui n’a eu que des expériences positives ou extrément positives, il est plus facile de lui faire confiance.
  • Moyennant 23 euros, et grâce à un système astucieux, je peux prouver que les noms et adresses que j’ai fournis sont les bons (des responsables de CouchSurfing m’envoient une lettre postale avec un code que je dois retaper pour prouver mon adresse postale, et ils vérifient que le nom de la carte bancaire correspond bien).

Il reste évidemment le problème de la place, bien que les invités soient toujours ravis d’être hébergé, même si c’est tout petit 😉 Le problème de l’offre et de la demande, aussi : j’habite au centre de Paris, je refuse de nombreuses demandes. Les gens qui habitent en banlieue ont moins de demandes, mais je pense que l’offre est grande… Quant aux gens de Valenciennes ils sont peu nombreux mais n’ont que peu de demandes, donc tout va bien – au passage, Valenciennes a beaucoup changé et je trouve que c’est maintenant une ville agréable 🙂

Autre frein moins évident à percevoir : la pesanteur des obligations qu’on a tendance à s’attribuer, pour être le “bon hôte” ou le “bon invité”. Il se peut très bien, par exemple, qu’à un moment donné, l’hôte et l’invité aient envie de vaquer à leurs occupations chacun dans leur coin, mais que les deux se sentent obligés de passer du temps ensemble. C’est un argument de poids en faveur des hotels ou des auberges de jeunesse (on est libre). Je considère personnelement que moins j’agis en fonction de ces obligations, meilleure sera mon expérience. Il arrive donc parfois que mes invités vivent leur vie de leur côté, moi la mienne, et qu’il n’y ait que peu d’interactions entre nous durant tout le séjour. Ceci dit, le hasard amène souvent des moments où nous sommes tous disponibles et j’apprécie alors d’autant plus ces moments là…

Dernier frein que j’ai pu identifié, surtout pour les filles : la peur d’être en face de quelqu’un qui insite pour une relation sexuelle, la peur de tomber sur quelqu’un qui mette mal à l’aise à cause de cela. J’ai connu deux personnes qui ont étés dans cette situation : un portugais chez un mec à Paris et une française chez un mec aux Pays-Bas. Pas de passage à l’acte, mais un gros malaise et un départ anticipé. Evidemment, c’est comme en auto-stop, choisir des filles comme hôtes réduit le risque à pratiquement zéro. De mon côté, j’ai très peur de mettre mal à l’aise mes invitées (je serais mort de honte si elles trouvaient mon comportement “lourd”), et même quand j’apprécierais un contact physique – ce qui est souvent le cas -, je ne donne que des signes faibles (signes que moi-même je ne remarquerais peut-être pas dans la situation inverse).

CouchSurfing n’est pas organisé pour faire du lobying, et c’est tant mieux. Ce réseau influence la société, mais de façon indirecte, en facilitant les rencontres et les voyages, en participant au changements des mentalités, à la mise en question des préjugés, etc. Je reste persuadé qu’à moyen terme, le meilleur moyen d’éviter les guerres, c’est de se mélanger. Les Etats-Uniens auraient certainement appréhendé la question de la guerre en Irak d’une façon différente si beaucoup d’entre eux avaient plusieurs amis, compagnes ou compagnons irakiens… Ceci dit, il n’y a aucun irakiens sur 323000 personnes dans le réseau 😉 Voici les pays les plus représentés au 27 semptembre 2007 :
Etats-Unis : 25.1%
France : 8.3%
Allemagne : 7.7%
Canada : 6.9%
Grande Bretagne : 5.2%
Italie : 3.8%
Australie : 3.1%
Pays-Bas : 2.1%
Espagne : 1.8%
Brésil : 1.8%
Suède : 1.8%
Autriche : 1.8%
Belgique : 1.7%
Portugal : 1.5%
Inde : 1.5%
Suisse : 1.5%
Turquie : 1.4%
Pologne : 1.3%

One thought on “Coup de coeur pour CouchSurfing”

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *