Trop nazes, les clowns !?!

22 décembre 2006

ClownJe n’ai jamais vraiment aimé les numéros de clowns. Navrants… Ils me navrent… Ils me prennent, moi et encore plus les enfants, pour des imbéciles. Ils sont lourds, leurs gags n’amusent même pas eux-mêmes… Bref, trop nazes les clowns :-(

C’est là que Denis Verguin arrive, un mec que j’ai rencontré plusieurs fois à des rencontres “rogériennes” à Paris. J’apprécie beaucoup son authenticité, son côté expressif, sa capacité à devenir ludiquement naïf, à s’étonner, etc. Du coup, quand j’ai su qu’il organisait un atelier clown début 2006, j’y suis allé, malgré mes grandes réticences.

Bien sûr, vous vous en doutez, si j’écris sur le sujet, c’est que cet atelier et ceux qui ont suivis m’ont séduit et ont pulvérisé mes réticences ! Avec Denis, le clown n’essaie pas de faire le pitre ou d’amuser la galerie. Il essaie de sentir ce qui lui arrive, et de le montrer, avec son corps, sa voix, sa tête… Ce qui fait (éventuellement) rire le public, c’est l’humanité qui se dégage du clown, les petits trucs, faiblesses, difficultés qu’on perçoit chez lui alors que les gens essaient d’habitude de les cacher… Le clown débarque aussi un peu d’une autre planète, il n’a pas (ou essaie de ne pas avoir) d’apriori, de spécificités culturelles, etc.

Pour ceux que ça intéresse, Denis organise des ateliers clown 1 fois toutes les 2 semaines, le mercredi, de 19h30 à 22h30, près de la station RER Cité Universitaire (ou métro Glacière). Cela côute 30€ la séance (ou 25€ si l’on vient régulièrement). J’y vais, et ça me plait beaucoup. Si vous voulez tenter l’aventure, il reste des places :-)

Didier van Cauwelaert est top ! Un cercle de lecture, ça vous dit ?

12 août 2006

J’ai fini de lire hier soir “Rencontre sous X” de Didier van Cauwelaert. Je suis grave enthousiaste :-) J’ai l’impression que c’est le meilleur livre que je n’ai jamais lu ! Des personnages très attachants avec des révoltes touchantes et jouissives, un humour que j’apprécie beaucoup (un peu façon “petit Nicolas”), une relation amoureuse atypique où plein de choses sont inversés…

En tous cas, ça m’a donné envie d’organiser un cercle de lecture ! On en faisait à Lyon l’année dernière : tous les mois, un livre et un rendez-vous chez quelqu’un pour en discuter, chacun ramène un peu à bouffer ou à boire… C’est chouette pour rencontrer de nouvelles personnes et pour découvrir de nouveaux auteurs !

Si ça vous branche, faites moi signe :-)

Voici quelques passages (pas forcément significatifs) : Lire la suite de cet article »

Ame soeur, es-tu là ?

7 août 2006

La vision traditionnelle du couple me semble être un pari très gonflé :

Des alternatives à l'âme soeur ?

J’aime les paris gonflés :-) Celui-là est d’ailleurs très attirant ! Il suffit de trouver la bonne personne (l’âme sœur) pour vivre des moments merveilleux dans tous les domaines, être rassuré par rapport aux problèmes de la vie, etc. Le pied, non ?

Oui, sauf que j’ai l’impression que ce pari est rarement réussi ! Lire la suite de cet article »

Etre “à fond dedans” ou ne pas l’être…

18 juillet 2006

Ce qui me semble essentiel à l’école, en colonie de vacances ou pour le développement personnel en général, c’est d’être “à fond” dans les activités qu’on fait. Voici mon hypothèse la plus importante : une personne qui s’investit à fond dans une activité ne perd pas son temps, même si elle en donne parfois l’impression de l’extérieur.

[modifications du 17 août 2006 : cette hypothèse est valable dans la plupart des cas, mais pas toujours ! Elle reste fondamentale, mais il faut l’exclure dans deux cas. D’une part, une personne qui s’investit à fond dans une activité peut le regretter après coup, mais recommencer quand même (par exemple, des jeux d’ordinateur). C’est un phénomène addictif et la personne veut elle-même en sortir. Dans ce cas, “être à fond dedans” n’est pas forcément constructif. D’autre part, même si la personne ne regrette pas l’activité dans laquelle elle s’investit à fond, il est parfois constructif qu’une autre personne la contraigne à se limiter dans cette activité, dans le but qu’elle s’ouvre à d’autres activités (dans ce cas, il faut que l’environnement soit stimulant, et que la personne contrainte s’approprie la contrainte de limitation très rapidement, sinon, je pense que cela ne peut pas être constructif !). Un exemple, après que des parents aient essayé sans succès que des enfants se mettent leur propres contraintes pour limiter leur temps passé devant l’ordinateur, ils leurs imposent de se limiter à 2 heures par jour, et les enfants intègrent cette limite sans que les parents aient besoin d’intervenir dans la suite…]

Mais comment aider quelqu’un à avoir envie de s’investir à fond dans une activité ? C’est ce que j’ai essayé de synthétiser dans le schéma ci dessus ! Le but est d’arriver à atteindre le rectangle en haut à droite…
être à fond dedans ?

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Brest2006 : le forum (féérique) des usages coopératifs

8 juillet 2006

Je suis chamboulé par les 3 jours que je viens de passer à Brest ! Je me sens très en phase avec les participants et ce qu’ils font autour d’Internet. L’ambiance était féérique :-) Imaginez : plus de 300 personnes accessibles, enthousiastes, qui sourient facilement, s’écoutent, s’estiment… Des personnes qui s’impliquent au niveau local et s’intéressent aux moyens d’encourager l’expression des gens et les échanges… Des personnes d’horizons, d’âges, de sexes et de métiers variés… Bref, des sourires et des rencontres enthousiasmantes à la pelle ! Lire la suite de cet article »

Madeleine Chapsal

26 janvier 2006

Voici quelques citations de “Un été dans histoire” de Madeleine Chapsal :-)

En temps ordinaire, nous faisons l’amour comme des sauvages, ou plutôt comme ne le font pas les sauvages : on s’enfile, on s’agite convulsivement, on pousse trois petits gémissements plaintifs et ça y est. J’ai toujours désiré faire l’amour d’une autre façon, extrêmement lente. Je ne sais pas s’il est ainsi pour les hommes, mais je sais qu’on peut mener une femme jusqu’à l’acmé de l’excitation, jusqu’à l’orgasme, en répétant indéfiniment la même caresse au même point de son corps, quel qu’il soit et même s’il paraît indifférent au début. Cela frôle le supplice, bien entendu, comme tout ce qui touche à l’érotisme. Mais va te faire foutre, c’est toujours au même traitement vite expédié qu’on a droit - comme si nous avions tous, et toutes, un mode d’emploi, le même (avec variante pour le sexe opposé), inscrit sur la peau du ventre ! Variante féminine : la bouche, les seins, une rapide exploration de la vulve pour voir si c’est bien mouillé et hop l’oiseau au nid. Je parle des meilleurs cas, de ceux où ça marche, bien entendu. Les autres, passons-les par profits et pertes. Lire la suite de cet article »

L’antiperfectionnisme libéral

27 novembre 2005

Extraits de “Sexe : le point aveugle du libéralisme politique” de Jean-Cassien Billier (dans “Comprendre la sexualité” 6ème numéro d’une revue de philosophie et de sciences sociales éditée par PUF, à paraître prochainement)

[…]

Il est temps aujourd’hui de saisir qu’une posture nouvelle est tenable ; celle qui consiste à assumer jusqu’au bout les principes du libéralisme politique contre tout conservatisme moral, sans pour autant forcément endosser les thèses les plus béatement optimistes du libéralisme économique débridé.

[…]

L’antiperfectionnisme libéral tente de mettre en application au moins trois grands principes :

  • le principe de la considération égale, qui exige d’accorder la même valeur à la voix ou aux intérêts de chacun
  • le principe de neutralité de l’Etat à l’égard des conceptions du bien personnel (1)
  • le principe d’intervention limitée de l’Etat aux cas de torts flagrants causés à autrui.

L’application conjointe de ces principes devrait permettre d’assurer que les pratiques et les orientations diverses de nos contemporains en matière de sexualité ne doivent être limitées que dans les cas où celles-ci nuisent de façon flagrante à autrui (et non pas à eux-mêmes, puisqu’il s’agit de leur liberté et non de la nôtre). […] Lire la suite de cet article »

Mon parcours amoureux…

15 août 2005

Longtemps je me suis peu intéressé à la vie amoureuse, la sensualité et la sexualité. J’étais plutôt fier de m’en montrer détaché. Ce détachement n’était pas difficile : j’avais une certaine attirance pour les filles, mais elle était liée à des préoccupations sociales ou intellectuelles, ou à des considérations pas assez motivantes (beauté du visage, des cheveux…). Fantasmes quasi-inexistants. Masturbation de même…Asexualité. C’est le nouveau terme à la mode. 1% de la population selon quelques enquêtes. Je pense que ce chiffre est largement sous-estimé.Depuis quelque temps, j’aimerais que la donne change en ce qui me concerne, et elle change… Timidement, mais elle change :-) J’accorde beaucoup d’importance à la vie sensuelle et sexuelle. Ce domaine me semble vaste, plein de promesse d’intensité, de plaisir… Petit à petit, je développe mes envies et je prends confiance en moi :-)Le déclic : une prise de conscience intellectuelle suite à des lectures, des témoignages, etc. et aussi la découverte de la sensualité. Tout cela principalement grâce à Michel Lobrot. Lire la suite de cet article »

Bingo ou les arbres de connaissances

2 août 2005

Le concept des “arbres de connaissances” est simple. Une classe (ou plus généralement un groupe) est composé les élèves (de personnes) qui maîtrisent chacun telles ou telles connaissances (elles ont des caractéristiques distinguables). Un “arbre de connaissance” cartographie la classe sous la forme d’un arbre : dans le tronc, les connaissances partagées par tous ou presque, dans les branches, les connaissances partagées par un même sous-groupe (plus on parcours la branche, plus le sous-groupe s’amenuise). Cela permet d’une part à l’élève de voir sa place dans le groupe (l’arbre change si lui-même change) et d’autre part d’avoir des idées de nouvelles connaissances à maîtriser. En plus, il permet de constater les connaissances qui vont ensemble et ces constations sont parfois riches de surprises.

Philippe Ruelen, un instituteur avec qui je travaille a déjà fait pour sa classe un logiciel qui marche très bien dans sa classe, ainsi que dans la classe d’une poignée d’autres collègues (nommé Bingo). Il existe un logiciel propriétaire Gingo®, mais c’est une usine à gaz. Le logiciel que je crée (j’ai déjà bien avancé) est un service web, ce qui apporte énormes avantages : les enfants peuvent montrer aux parents quand ils sont chez eux (s’ils ont Internet chez eux), différentes classes peuvent avoir la même banque de “brevets”, c’est-à-dire le même ensemble de connaissances à disposition (avec possibilité de fusionner deux connaissances similaires), les enfants peuvent continuer à voir évoluer l’arbre de leur ancienne classe, etc.

Ce truc pourrait s’appliquer à autre chose que des connaissances : par exemple, un arbre des compétences, un arbre d’idées de projets, un arbre d’activités…

L’écologie via le développement personnel ?

11 juin 2005

Il faut réduire d’un facteur 3 nos dépenses énergétiques et nos pollutions (facteur 8 pour les états-uniens).

Le développement personnel permet de réduire la consommation : les passions, les activités qui plaisent, etc., poussent à chercher à libérer du temps, donc à travailler moins (je parle ici de travail alimentaire) et donc à dépenser moins. Le manque de confort qui résulte de cela n’est acceptable qu’à condition d’un bon développement personnel.

De plus, une personne qui vit bien sa vie est bien plus sensible à l’argument écologique…