La non-directivité intervenante (NDI)

Michel Lobrot est quelqu’un de très important dans ma vie. C’est la personne qui a le plus d’influence sur ma vie intellectuelle. Si j’arrive petit-à-petit à développer une vie amoureuse et corporelle enrichissante, c’est principalement grâce à cette influence intellectuelle et grâce aux rencontres qu’il co-organise (notamment la rencontre internationale de la NDI).

J’ai lu pratiquement tous ses livres. Je les trouve particulièrement pertinents. Malheureusement, la plupart du temps, Michel n’arrive pas à écrire pour les gens “qui ne sont pas dans le trip”, surtout dans le début de ses livres. J’ai failli arrêter de lire le premier livre que j’ai lu de lui – Les forces profondes du moi – parce que, comme souvent, le début n’est pas assez centré sur la vie des gens, il n’explicite pas assez le fil conducteur pourtant pertinent. J’ai continué car j’allais le rencontrer. J’ai bien fait ! A partir de la page 78 (quand il arrête de parler de Freud), ça a été un apport d’une très grande richesse pour moi ! Les autres livres m’ont aussi beaucoup apporté. Je compte travailler à mettre en valeur ces livres, peut-être en les résumant de manière plus accessible pour les gens “qui ne sont pas dans le trip'”…

Voici un site pour avoir un aperçu de son oeuvre : Michel Lobrot. Vous pourrez y lire des morceaux choisis par moi 🙂 Je vous recommande ce site !

Michel Lobrot a développé la Non Directivité Intervenante (NDI) : une approche pédagogique originale, qui comporte (bien sur) des similitudes avec celle de Rogers.

Promettre ou ne pas promettre

« Lui, c’est un chasseur de viande », « il considère ses partenaires amoureux comme du bétail », « c’est une allumeuse », etc. J’entends parfois de telles critiques agressives envers des hommes ou des femmes dont les convictions sur la vie amoureuse sont proches des miennes. Ces critiques m’accablent, alors qu’elles ne me sont même pas adressées. En fait, j’aurais beaucoup de mal à supporter d’en être moi-même la cible. C’est pour cela que j’écris ce texte, pour avoir les idées les plus claires possibles. D’une part, je serai capable d’écouter les critiques et de répondre de façon non agressive. D’autre part, je serai plus compréhensible quand j’exposerai ces convictions. En plus de tout cela, ce texte peut amener des discussions sur le sujet, ce qui m’intéresse beaucoup, surtout bien sur avec les filles 😉 Continue reading Promettre ou ne pas promettre

Carl Rogers

J’ai lu Liberté pour apprendre de Carl Rogers en première année de prépa. Ce livre a été très important pour moi. Au dela de l’intêret de sa démarche pédagogique – qui consiste à allier liberté et environnement stimulant -, il propose un mode de relations inter-personnelles qui m’a beaucoup plu. Même dans un cadre non thérapeutique, simplement pour prendre plaisir dans les relations, je suis convaincu qu’on a besoin d’être authentique (prendre conscience de ce qu’on vit à l’intérieur et pouvoir l’exprimer), empathique (c’est-à-dire écouter l’autre comme si on était à sa place), et inconditionnelement acceptant (faire confiance à la personne dans le chemin qu’elle choisit pour son développement, lui laisser cette liberté).

Je critique Rogers sur deux points. D’une part, il s’est cantonné au domaine relationnel, sans réussir à intégrer dans son approche les domaines corporels, intellectuels, sexuels, etc. D’autre part, même dans le domaine relationnel, il n’ose pas assez, à mon goût, faire des propositions, poser des questions, intervenir… Bien sûr face aux autres approches de l’époque, il avait intêret à insister sur la non-directivité, mais je pense qu’il est allé trop loin dans ce sens. Bref, l’environnement stimulant qu’il met en place est déja pas mal, mais il me semble qu’il pourrait gagner à l’être encore plus…

J’ai participé à de nombreux groupes de paroles avec les gens de la “mouvance Rogers”. J’ai été particulièrement marqué par les rencontres de Willi Roes, de Gérard et Bernadette Lamboy et des gens de Szines Iskola (une école s’inspirant de Rogers, en Hongrie). J’en profite pour les remercier 🙂

Mes colos de juillet 2004

En juillet 2004, j’ai passé un mois à animer une colo dans le Vercors, avec une vingtaine d’enfants. J’ai pris contact avec le directeur car il est dans la “mouvance Freinet”. Les particularités des 2 séjours (14 jours et 12 jours) : d’une part aucune activité n’était prévue d’avance, et d’autre part, le taux d’encadrement était important (1 anim pour 4 ou 5 enfants), avec des enfants plutôt “difficiles” dans l’ensemble. Voici le premier bilan que j’ai écrit début août…

Rythme exigeant, responsabilités importantes, faible rémunération… Ca ne laisse pas le choix : pour que je persévère dans l’animation, je dois y prendre mon pied et/ou sentir que j’y fait un travail fructueux pour les enfants. Or, durant les deux colos que je viens d’animer, je n’ai pas l’impression d’avoir atteint ces 2 points de façon satisfaisante :

  • j’ai traversé trop de moments de galères et j’ai pas assez pris mon pied
  • j’ai pas l’impression d’avoir apporté beaucoup aux enfants.

Ce constat d’échec est toutefois relatif : vu de l’extérieur, j’ai assuré mes fonctions d’animateur de façon acceptable, et les enfants étaient globalement bien contents de leurs vacances. Face à mes sentiments d’insatisfaction, je ne baisse pas les bras, car j’entrevois des solutions… Toutes les phrases soulignées sont des choses concrètes que je compte faire avant d’animer une prochaine colo. Continue reading Mes colos de juillet 2004