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Etre “à fond dedans” ou ne pas l’être…

Ce qui me semble essentiel à l’école, en colonie de vacances ou pour le développement personnel en général, c’est d’être “à fond” dans les activités qu’on fait. Voici mon hypothèse la plus importante : une personne qui s’investit à fond dans une activité ne perd pas son temps, même si elle en donne parfois l’impression de l’extérieur.

[modifications du 17 août 2006 : cette hypothèse est valable dans la plupart des cas, mais pas toujours ! Elle reste fondamentale, mais il faut l’exclure dans deux cas. D’une part, une personne qui s’investit à fond dans une activité peut le regretter après coup, mais recommencer quand même (par exemple, des jeux d’ordinateur). C’est un phénomène addictif et la personne veut elle-même en sortir. Dans ce cas, “être à fond dedans” n’est pas forcément constructif. D’autre part, même si la personne ne regrette pas l’activité dans laquelle elle s’investit à fond, il est parfois constructif qu’une autre personne la contraigne à se limiter dans cette activité, dans le but qu’elle s’ouvre à d’autres activités (dans ce cas, il faut que l’environnement soit stimulant, et que la personne contrainte s’approprie la contrainte de limitation très rapidement, sinon, je pense que cela ne peut pas être constructif !). Un exemple, après que des parents aient essayé sans succès que des enfants se mettent leur propres contraintes pour limiter leur temps passé devant l’ordinateur, ils leurs imposent de se limiter à 2 heures par jour, et les enfants intègrent cette limite sans que les parents aient besoin d’intervenir dans la suite…]

Mais comment aider quelqu’un à avoir envie de s’investir à fond dans une activité ? C’est ce que j’ai essayé de synthétiser dans le schéma ci dessus ! Le but est d’arriver à atteindre le rectangle en haut à droite…
être à fond dedans ?

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Mes colos de juillet 2004

En juillet 2004, j’ai passé un mois à animer une colo dans le Vercors, avec une vingtaine d’enfants. J’ai pris contact avec le directeur car il est dans la “mouvance Freinet”. Les particularités des 2 séjours (14 jours et 12 jours) : d’une part aucune activité n’était prévue d’avance, et d’autre part, le taux d’encadrement était important (1 anim pour 4 ou 5 enfants), avec des enfants plutôt “difficiles” dans l’ensemble. Voici le premier bilan que j’ai écrit début août…

Rythme exigeant, responsabilités importantes, faible rémunération… Ca ne laisse pas le choix : pour que je persévère dans l’animation, je dois y prendre mon pied et/ou sentir que j’y fait un travail fructueux pour les enfants. Or, durant les deux colos que je viens d’animer, je n’ai pas l’impression d’avoir atteint ces 2 points de façon satisfaisante :

  • j’ai traversé trop de moments de galères et j’ai pas assez pris mon pied
  • j’ai pas l’impression d’avoir apporté beaucoup aux enfants.

Ce constat d’échec est toutefois relatif : vu de l’extérieur, j’ai assuré mes fonctions d’animateur de façon acceptable, et les enfants étaient globalement bien contents de leurs vacances. Face à mes sentiments d’insatisfaction, je ne baisse pas les bras, car j’entrevois des solutions… Toutes les phrases soulignées sont des choses concrètes que je compte faire avant d’animer une prochaine colo. Continue reading Mes colos de juillet 2004