Archive pour la catégorie 'Ecole'

Lancement d’arbustes.net avec Michel Authier

Vendredi 4 janvier 2008

arbustes.netLancement officiel d’arbustes.net : un site d’arbres de connaissances pour les Ă©coles
Table ronde en présence de Michel Authier

Le 2 février 2008 à 18h00
Au 151 rue Montmartre, 75002 Paris

Après une courte dĂ©monstration du site, nous proposerons d’axer nos rĂ©flexions sur les intĂ©rĂŞts que peuvent prĂ©senter les arbres de connaissances (dans les Ă©coles, mais aussi dans d’autres structures)…

Prix : gratuit
Inscription : envoyez un email Ă  Guilain Omont

Ce lancement aura lieu au sein d’un BarCamp. Si vous venez à 18h00, vous n’avez pas besoin de vous inscrire au BarCamp.

Vous pouvez participer au BarCamp dès le matin (ça vaut le coup, c’est très intĂ©ressant !) : dans ce cas, inscrivez vous au BarCamp (nous ne savons pas encore comment, nous vous le dirons dès que nous le saurons…)

Guilain Omont et Philippe Ruelen

Plus d’infos sur les arbres de connaissances
Plus d’infos sur les BarCamps
Infos de dernières minutes sur http://arbustes.net

Collège « difficile » : des innovatrices bien inspirĂ©es racontent…

Jeudi 27 septembre 2007

Je viens de lire le livre « L’école, les belles et la Bête » de Aline Peignault et Marie-Pierre Degois, paru en avril 2007 aux éditions « Chronique Sociale ».

Passionnant, mais assez difficile à raconter. Les deux auteurs, l’une prof au collège, et l’autre Principal, racontent des séquences de vies : au début leurs souvenirs d’enfance, leurs formations, puis leur expériences professionnelles.

J’apprécie particulièrement les récits de Marie-Pierre Degois. Ils m’éclairent bien sur les processus qui ont contribué à la réussite de certains projets du collège. En plus, j’aime beaucoup sa façon décrire et son :-) J’ai repris certains passages de livre (dont un de Aline Peignault). Cela donne un petit texte agréable et rapide à lire, je pense que vous ne serez pas déçus du détour :-)

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Etre “Ă  fond dedans” ou ne pas l’ĂŞtre…

Mardi 18 juillet 2006

Ce qui me semble essentiel Ă  l’Ă©cole, en colonie de vacances ou pour le dĂ©veloppement personnel en gĂ©nĂ©ral, c’est d’ĂŞtre “Ă  fond” dans les activitĂ©s qu’on fait. Voici mon hypothèse la plus importante : une personne qui s’investit Ă  fond dans une activitĂ© ne perd pas son temps, mĂŞme si elle en donne parfois l’impression de l’extĂ©rieur.

[modifications du 17 aoĂ»t 2006 : cette hypothèse est valable dans la plupart des cas, mais pas toujours ! Elle reste fondamentale, mais il faut l’exclure dans deux cas. D’une part, une personne qui s’investit Ă  fond dans une activitĂ© peut le regretter après coup, mais recommencer quand mĂŞme (par exemple, des jeux d’ordinateur). C’est un phĂ©nomène addictif et la personne veut elle-mĂŞme en sortir. Dans ce cas, “ĂŞtre Ă  fond dedans” n’est pas forcĂ©ment constructif. D’autre part, mĂŞme si la personne ne regrette pas l’activitĂ© dans laquelle elle s’investit Ă  fond, il est parfois constructif qu’une autre personne la contraigne Ă  se limiter dans cette activitĂ©, dans le but qu’elle s’ouvre Ă  d’autres activitĂ©s (dans ce cas, il faut que l’environnement soit stimulant, et que la personne contrainte s’approprie la contrainte de limitation très rapidement, sinon, je pense que cela ne peut pas ĂŞtre constructif !). Un exemple, après que des parents aient essayĂ© sans succès que des enfants se mettent leur propres contraintes pour limiter leur temps passĂ© devant l’ordinateur, ils leurs imposent de se limiter Ă  2 heures par jour, et les enfants intègrent cette limite sans que les parents aient besoin d’intervenir dans la suite…]

Mais comment aider quelqu’un Ă  avoir envie de s’investir Ă  fond dans une activitĂ© ? C’est ce que j’ai essayĂ© de synthĂ©tiser dans le schĂ©ma ci dessus ! Le but est d’arriver Ă  atteindre le rectangle en haut Ă  droite…
ĂŞtre Ă  fond dedans ?

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Bingo ou les arbres de connaissances

Mardi 2 août 2005

Le concept des “arbres de connaissances” est simple. Une classe (ou plus gĂ©nĂ©ralement un groupe) est composĂ© les Ă©lèves (de personnes) qui maĂ®trisent chacun telles ou telles connaissances (elles ont des caractĂ©ristiques distinguables). Un “arbre de connaissance” cartographie la classe sous la forme d’un arbre : dans le tronc, les connaissances partagĂ©es par tous ou presque, dans les branches, les connaissances partagĂ©es par un mĂŞme sous-groupe (plus on parcours la branche, plus le sous-groupe s’amenuise). Cela permet d’une part Ă  l’élève de voir sa place dans le groupe (l’arbre change si lui-mĂŞme change) et d’autre part d’avoir des idĂ©es de nouvelles connaissances Ă  maĂ®triser. En plus, il permet de constater les connaissances qui vont ensemble et ces constations sont parfois riches de surprises.

Philippe Ruelen, un instituteur avec qui je travaille a dĂ©jĂ  fait pour sa classe un logiciel qui marche très bien dans sa classe, ainsi que dans la classe d’une poignĂ©e d’autres collègues (nommĂ© Bingo). Il existe un logiciel propriĂ©taire Gingo®, mais c’est une usine Ă  gaz. Le logiciel que je crĂ©e (j’ai dĂ©jĂ  bien avancĂ©) est un service web, ce qui apporte Ă©normes avantages : les enfants peuvent montrer aux parents quand ils sont chez eux (s’ils ont Internet chez eux), diffĂ©rentes classes peuvent avoir la mĂŞme banque de “brevets”, c’est-Ă -dire le mĂŞme ensemble de connaissances Ă  disposition (avec possibilitĂ© de fusionner deux connaissances similaires), les enfants peuvent continuer Ă  voir Ă©voluer l’arbre de leur ancienne classe, etc.

Ce truc pourrait s’appliquer Ă  autre chose que des connaissances : par exemple, un arbre des compĂ©tences, un arbre d’idĂ©es de projets, un arbre d’activitĂ©s…

La pédagogie de la mouche

Dimanche 27 mars 2005

Texte tiré du site de Bernard Collot :

En ce dĂ©but d’annĂ©e scolaire, Ă  plusieurs reprises, on m’a demandĂ© : “Mais qu’est-ce donc cette soi-disante pĂ©dagogie de la structure et de la communication ? Et comment tu fais ?”. La question piège ! Je ne sais pas très bien comment je fais ! et pourtant, au fur et Ă  mesure que les annĂ©es passent, je sais bien que je ne fais pas n’importe quoi, je commence mĂŞme par en ĂŞtre sĂ»r ! Qu’est-ce qui dĂ©termine chacun de nos actes pĂ©dagogiques, tout au moins les miens ? Alors, en cette belle journĂ©e de prĂ©-rentrĂ©e, par la fenĂŞtre ouverte, bzzzzz… j’ai dĂ©couvert que j’essayais d’organiser ma classe suivant la pĂ©dagogie… de la mouche!

Et c’est assez simple, il suffit… ou plutĂ´t il faut…

Il faut qu’une mouche puisse rentrer dans la classe, Ă©ventuellement se poser sur une vitre (1).

Il faut qu’un enfant puisse Ă©ventuellement la voir, Ă©ventuellement la regarder (2).

Il faut qu’il puisse, Ă©ventuellement, s’en approcher (3), poser son menton sur sa main et partir sur son dos Ă  travers des nuages verts.

Il faut qu’il puisse, Ă©ventuellement, lui parler, lui chanter ou aller chanter la chanson de la mouche au magnĂ©tophone, aller Ă  l’atelier peinture peindre le voyage avec la mouche ou, dans un coin tranquille (4), Ă©crire un poème de mouche, et, pourquoi pas, Ă©crire Ă  la mouche.

Il faut qu’il puisse, Ă©ventuellement, attraper la mouche, la mettre dans une boite et la cacher dans son bureau, ou lui arracher une aile pour voir si une mouche avec une aile, ça vole (5). (more…)

Freinet et Collot

Lundi 7 mars 2005

Je me suis intĂ©ressĂ© Ă  Fernand Oury (proche de Freinet), puis Ă  Freinet, en 1ère annĂ©e de prĂ©pa, après avoir lu Libres enfants de Summerhill de Neill. Ce bouquin m’a permis d’entrevoir qu’on pouvait faire autre chose que le système scolaire que j’avais vĂ©cu et que je vivais encore (qui m’avait saoulĂ© allĂ©grement et qui continuait Ă  me saouler). En mĂŞme temps, et avec les mĂŞmes motivations, j’ai dĂ©couvert Carl Rogers.

Ce que j’apprĂ©cie particulièrement chez Freinet, c’est la libertĂ© qu’il a donnĂ©e aux Ă©lèves pour “tâtonner”, faire de “l’expression libre”, etc. En plus, il a mis en place des outils stimulants qui favorisent la communication (imprimerie, correspondance scolaire, etc.).

Ce qui m’a paru le plus pertinent, chez Fernand Oury, c’est la gestion des rĂ©gles collectives. Il a mis en place des structures qui permettent aux enfants d’auto-gĂ©rer au maximum leur vie commune (notamment le fameux “conseil d’enfants”). De plus, il met en cause l’Ă©valuation avec des notes et opte pour un système qui encourage l’Ă©volution : les ceintures comme au judo.

J’ai rencontrĂ© Bernard Collot en janvier 2004 (Ă  un salon organisĂ© par des gens de la mouvance Freinet). Je me sens parfaitement en phase avec son approche pratique, mĂŞme si les constructions thĂ©oriques qu’il construit ne m’Ă©clairent pas. Ce qui m’intĂ©resse le plus dans sa pratique, c’est qu’il dĂ©passe les pĂ©dagogies “actives”. Ces dernières s’efforcent de rendre actif l’Ă©lève pendant le travail. C’est dĂ©ja un progrès par rapport Ă  la pĂ©dagogie “traditionnelle” - Collot l’appelle pĂ©dagogie du 1er type - oĂą le professeur parle et croit ainsi dĂ©verser son savoir vers les Ă©lèves… Mais dans les pĂ©dagogies actives (2ème type), c’est le professeur qui “impose” les activitĂ©s et le travail. Dans ce qu’il appelle la pĂ©dagogie du 3ème type, Bernard Collot s’efforce de mettre en place un environnement le plus stimulant possible, le plus reliĂ© possible Ă  la “vraie vie” des enfants, et il cesse de vouloir ĂŞtre le dĂ©clencheur direct des activitĂ©s. Il est parfois le dĂ©clencheur indirect (grâce Ă  l’environnement stimulant mis en place), mais le dĂ©clencheur est souvent ce qui arrive aux enfants en dehors de la classe. C’est pour cela qu’il appelle cette pĂ©dagogie la pĂ©dagogie de la mouche. Les enfants sont libres et accompagnĂ©s…

Lisez le texte sur la pĂ©dagogie de la mouche, c’est vraiment un texte qui vaut le dĂ©placement :-)

Voici un site d’instits de la mouvance Freinet/Collot dont je suis le webmaster : Marelle